Généré le dimanche 2 août 2026 à 14h00 UTC. Toutes les cotations sont des clôtures du vendredi 31 juillet 2026. Les chiffres macro sont identiques à ceux du Macro Briefing W32 publié conjointement — même source, mêmes valeurs.
Chiffres macro communs vérifiés : VIX 15,99 · VVIX 91,64 · ratio VVIX/VIX 5,73 · MOVE 83,02 · SKEW 141,23 · S&P 500 7 489,72 · Or 4 042,97 · Brent 87,84 · Bitcoin 63 028,93. (Yahoo Finance, Trading Economics, Kitco, CoinDesk — 31/07/2026)
Ce que je n'ai pas pu vérifier — et qui limite directement ce plan :
La conséquence est assumée : ce document contient deux setups, pas dix. Publier huit setups supplémentaires aurait exigé d'inventer les prix. Un plan court et vérifié vaut mieux qu'un plan complet et faux.
Le décor de la semaine tient en une tension : les entreprises publient des résultats remarquables pendant que la banque centrale envisage de durcir. Ces deux forces ne peuvent pas rester compatibles indéfiniment.
85 % de dépassements et +47 % de croissance agrégée des profits n'ont pas suffi à propulser le S&P au-delà de +0,70 % vendredi. C'est le rappel le plus utile qu'un débutant puisse recevoir sur les résultats d'entreprises : un bon chiffre ne fait pas monter une action si le marché a déjà changé de question. Quand le débat bascule des bénéfices vers le taux d'actualisation — ici, une Fed qui pourrait remonter en septembre —, le dénominateur de la valorisation devient plus important que le numérateur. Palantir, à 138 fois les bénéfices et en baisse de 30 % depuis le début de l'année alors que ses revenus sont attendus en croissance de 81 %, en est l'illustration exacte : la croissance est là, c'est le multiple que l'on paie qui se contracte.
Aucun dossier de haute conviction cette semaine. Un seul setup conditionnel, dont les niveaux reposent sur une clôture vérifiée.
| Niveau | Prix | Écart | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Référence (clôture 31/07) | 1 147,61 | — | vérifiée |
| Entrée, après publication | 1 162,00 | +1,25 % | au-dessus du plus haut du 31/07 |
| Stop | 1 135,00 | −2,32 % | sous la mi-plage du 31/07 |
| Objectif 1 | 1 210,00 | +4,13 % | zone de résistance intermédiaire |
| Objectif 2 | 1 249,45 | +7,52 % | plus haut 52 semaines vérifié |
Lilly a perdu 4 % le 30 juillet après l'annonce de 750 M$ d'investissement supplémentaire dans ses capacités de production américaines — une réaction de marché qui pénalise une dépense d'investissement structurellement favorable. C'est précisément le type de décalage qui crée une asymétrie avant publication. Le titre reste à environ 8 % sous son plus haut de 52 semaines et à 84 % au-dessus de son plus bas : la tendance de fond est intacte, la correction récente est de nature technique.
Ce qu'il faut lire dans la publication, et rien d'autre : la dynamique de la franchise obésité en séquentiel, la capacité de production annoncée, et le commentaire sur la concurrence GLP-1. Un dépassement d'EPS porté par un élément de change ou une reprise de provision ne vaut rien ici. La question posée au titre est une question de volume et de capacité, pas de marge trimestrielle.
La faiblesse de ce setup, énoncée clairement : je n'ai ni le consensus, ni l'amplitude anticipée par les options. Un stop à 2,3 % sur un soir de publication d'une valeur de 1 100 $ a de fortes chances d'être balayé par le simple bruit du gap. Ce n'est pas un défaut de placement du stop, c'est une information manquante.
Un dossier de qualité, un point d'entrée défendable, et un stop dont je ne peux pas garantir qu'il survivra à l'ouverture.
| Niveau | Prix | Écart | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Référence (clôture 31/07) | 123,06 | — | vérifiée |
| Entrée, après publication | 119,00 | −3,30 % | sous le plus bas du 31/07 (119,62) |
| Stop | 124,00 | +0,76 % | au-dessus du plus haut du 31/07 |
| Objectif 1 | 112,00 | −8,99 % | zone intermédiaire |
| Objectif 2 | 106,50 | −13,46 % | plus bas 52 semaines vérifié |
Le cas Palantir est la meilleure illustration de la leçon de la semaine. Les revenus sont attendus en hausse de 81 % sur un an, le consensus des analystes vise 192,56 $ — soit 56 % au-dessus du cours — et pourtant le titre perd 30 % depuis janvier et se traite à 138 fois les bénéfices. La croissance n'est pas contestée ; c'est le prix payé pour cette croissance qui se contracte, sous l'effet d'un taux d'actualisation qui remonte.
La thèse baissière n'est donc pas que Palantir va manquer son trimestre — la probabilité qu'elle dépasse est élevée. Elle est que, dans un régime où la Fed pourrait resserrer, un dépassement de revenus ne suffit plus à réexpandre un multiple à trois chiffres. Le scénario recherché est celui du « bon chiffre, mauvaise réaction » : publication solide, ouverture en hausse, incapacité à tenir, puis cassure du plus bas de vendredi. Rien avant.
Le risque de ce setup est important et symétrique : vendre à découvert une valeur à forte croissance sur un dépassement de revenus de 81 % est une position dangereuse. Si la direction relève sa guidance annuelle, le mouvement inverse peut atteindre 15 à 20 % en une séance. Le stop à 124,00 sera alors franchi instantanément, sans possibilité d'exécution au niveau prévu. Une position réduite de moitié par rapport à la taille normale est le minimum ici.
On ne parie pas contre les revenus de Palantir. On parie contre le multiple que le marché accepte de payer pour eux.
Le titre évolue environ 20 % sous son plus haut annuel, avec une séance de vendredi rigoureusement plate (+0,03 %) — signe d'un marché sans opinion avant la publication. Les points à surveiller sont les abonnements streaming et la marge des parcs, pas le bénéfice par action publié. Sans la plage du 31/07, je ne peux pas placer un stop structurel ; je ne publierai donc pas de niveaux inventés autour de 96,19 $.
Un dossier intéressant que je ne peux pas cadrer proprement faute d'une donnée de dix secondes.
Le dossier est lisible mais non traçable en prix. Deux éléments dominent : l'évolution du partenariat avec Waymo, que la presse décrit comme fragilisé, et la stratégie de partenariats avec plus de trente acteurs du véhicule autonome. La métrique qui compte est la croissance des courses (trips) et la marge de la division livraison, pas le bénéfice par action. Sans clôture vérifiée, aucun niveau.
Consensus connu, prix inconnu : impossible d'en faire un plan.
C'est le thème le mieux étayé de la semaine et celui que je peux le moins exploiter. Le Brent a pris 22,74 % en juillet, le WTI 23,46 %, l'OVX est à 63,04. Mécaniquement, les producteurs publieront des flux de trésorerie en forte hausse et les raffineurs des marges élargies. La question utile n'est pas le trimestre — il sera bon — mais le prix de pétrole retenu dans les prévisions et le niveau de rentabilité à l'équilibre communiqué. Une direction qui budgète un Brent à 70 $ tout en encaissant 88 $ signale qu'elle ne croit pas à la persistance de la prime géopolitique.
Aucune clôture du 31/07 vérifiée pour FANG, BP, MPC, OXY ou PSX. Le thème est réel, les niveaux ne le sont pas.
Le meilleur récit de la semaine, sans une seule donnée de prix pour l'exécuter.
Les deux publications de mardi ont une valeur d'information supérieure à leur valeur de trading. Caterpillar est un baromètre de l'investissement industriel et des dépenses d'infrastructure ; McDonald's, avec ses ventes à magasins comparables et sa fréquentation, est l'un des meilleurs indicateurs avancés de la consommation des ménages à revenus modestes. Trois jours avant le NFP, une faiblesse de fréquentation chez McDonald's serait un signal cohérent avec les +57 k emplois de juin. À lire pour préparer vendredi, pas pour trader mardi.
On les lit pour comprendre le NFP, pas pour prendre position dessus.
Même logique que McDonald's, sur un segment de consommateurs différent. Le taux de renouvellement des adhésions et le revenu des cotisations disent davantage sur la santé du consommateur américain que la marge commerciale. Clôture non vérifiée, aucun niveau.
Un indicateur macro déguisé en société.
Heures de Paris. Les statuts ne concernent que les valeurs dont la clôture a été vérifiée.
Macro : ISM manufacturier à 16h00, PMI S&P Global à 15h45, dépenses de construction à 16h00. Publications après clôture : PLTR, VRTX, ON, SNAP, FANG, OKE, WMB, CLX, SBAC, TKO. Avant ouverture : TSN, MAR, CNH, KRYS.
Aucune position avant la publication de Palantir. L'entrée éventuelle se joue mardi à l'ouverture, pas lundi soir.
Macro : JOLTS (offres d'emploi de juin) à 16h00, balance commerciale à 14h30. Avant ouverture : CAT, MCD, PFE, MRK, DD, ADM, APO, KMB, GWW, DUK, MPC, FIS, BP, CMI, PGR, IDXX.
Journée la plus chargée de la semaine en volume de publications. Entrée PLTR au plus tôt trente minutes après l'ouverture.
Macro : ADP emploi privé à 14h15, ISM services à 16h00, PMI services final à 15h45. Publications : LLY, DIS, CVS, KHC, UBER, COST, MCK, EBAY, OXY, PSX, MET, DASH, APP, AXON, MSI.
Journée décisive du plan. L'ADP est la répétition générale du NFP : un chiffre très écarté déplace tout le complexe avant même les publications d'entreprises.
Macro : inscriptions hebdomadaires au chômage, coûts unitaires du travail T2 et productivité T2 à 14h30. Ventes au détail zone euro.
Les coûts unitaires du travail sont la lecture d'inflation salariale de la semaine — sous-suivie et pourtant directement pertinente pour l'arbitrage de septembre. Journée de gestion, pas d'initiation.
Macro : Nonfarm Payrolls de juillet, taux de chômage et salaire horaire moyen à 14h30. Marché du travail canadien. Comptage Baker Hughes à 19h00. Crédit à la consommation à 21h00. Publications : TTWO, VST, UAA, OKLO, MKTX, PAA, PPL, WEN.
Référence : +57 k en juin contre environ 115 k attendu. Les positions ouvertes en début de semaine devraient être réduites ou couvertes avant 14h30 — pas par prudence de principe, mais parce que ce chiffre arbitre directement les 65 % de probabilité de hausse en septembre.
Brent +22,74 % sur le mois, WTI +23,46 %. Deux tankers arrêtés par les Gardiens de la révolution, quatre déroutés (Fars). Blocus Houthi en Mer Rouge, attaques sur le terminal caspien. Frappes américaines suspendues dans la nuit du 30 au 31 juillet. C'est le seul stress mesurable du système financier actuel.
Probabilité d'une hausse en septembre selon le pricing de marché au 31/07. Trois dissidences en faveur d'un resserrement lors de la réunion du 29 juillet. Kevin Warsh : le statu quo n'est pas de l'inertie. Prochain FOMC le 16 septembre.
Emplois créés en juin contre environ 115 k attendu ; chômage à 4,2 %. McDonald's mardi et Costco mercredi donneront une lecture sectorielle avant le NFP de vendredi. Le crédit à la consommation de juin publie vendredi à 21h00.
Croissance agrégée attendue des profits du S&P 500, avec 85 % de dépassements sur environ 300 sociétés déjà publiées (FactSet). RBC maintient un objectif de 8 150 sur l'indice. Un tel taux de réussite qui ne produit qu'un marché latéral est en soi un signal.
La publication de Palantir lundi soir est le premier jalon IA du mois. Une guidance en accélération soutient le complexe des semi-conducteurs ; une guidance simplement conforme valide au contraire la thèse de compression des multiples. ON Semiconductor publie le même soir : les deux se lisent ensemble.
Le VIX a effacé son pic du 29 juillet (20,66 → 15,99) pendant que le SKEW montait. Traduction : le marché du milieu se détend, la protection contre les grands écarts se renchérit. Les couvertures sont chères — ce qui pénalise l'achat de protection avant le NFP.
Un dépassement porté par un effet de change, une cession d'actif ou une reprise de provision n'est pas un signal. Chaque secteur a sa métrique décisive : banques — marge nette d'intérêt et rentabilité des fonds propres tangibles ; semi-conducteurs — carnet de commandes et investissements ; logiciel — revenus récurrents annuels et rétention nette ; consommation — ventes à magasins comparables et fréquentation ; énergie — flux de trésorerie disponible et rentabilité à l'équilibre ; pharmacie — pipeline et pic de ventes attendu.
Cette semaine : chez Lilly, seule la dynamique de la franchise obésité compte. Chez Palantir, seule la guidance compte — 81 % de croissance des revenus est déjà dans le consensus.
Les trente premières minutes après l'ouverture appartiennent aux algorithmes et aux ordres de la veille. La fourchette y est large, l'exécution mauvaise, et le mouvement initial s'inverse fréquemment. Attendre l'établissement d'une première structure de prix.
Cette semaine : Palantir publie lundi après clôture ; l'entrée éventuelle se joue mardi à 16h00 Paris au plus tôt, pas à l'ouverture.
Un dossier conditionnel est conditionnel : la condition est le contenu de la publication. Prendre position avant, c'est parier sur un résultat inconnu et transformer un plan en pari.
Cette semaine : aucune position sur Lilly avant mercredi soir, aucune sur Palantir avant lundi soir. Les deux setups n'existent qu'après les chiffres.
Un contexte macro favorable ne crée pas un setup ; il augmente ou réduit l'amplitude du mouvement d'un setup qui existe déjà pour des raisons propres à la société.
Cette semaine : le Brent à +22,7 % rend le trimestre des pétroliers excellent, mais sans cours de clôture vérifié, ce contexte ne produit aucun setup exécutable. Un bon récit n'est pas un plan.
Le trimestre écoulé est de l'histoire ; le marché valorise les douze mois à venir. Une société qui dépasse et abaisse sa guidance baisse. Une société qui manque et relève sa guidance monte. La conférence téléphonique compte davantage que le communiqué.
Cette semaine : Palantir peut publier 1,81 Md$ de revenus et perdre 10 % si la guidance annuelle est simplement reconduite. C'est le scénario central du setup baissier.
Le risque se mesure en distance jusqu'au stop, pas en montant investi. Sur une publication de résultats, le stop peut être franchi sans exécution possible au niveau prévu : la perte réelle dépasse alors la perte théorique. Réduire de moitié la taille normale sur toute position ouverte autour d'une publication.
Cette semaine : sur Palantir, le risque est de 4,2 % du capital engagé sur la position ; pour respecter 0,75 % du portefeuille, l'exposition ne doit pas dépasser environ 18 % du capital total — et la moitié de cela compte tenu du risque de gap.